le casse-croûte
bonjour, quand j'etais môme, j'allais avec mon frère à l'école communale, on devait avoir dans les huit ans pour moi et dix ans pour mon ainé, et tout les matins après le petit dej', la mère nous préparait un petit quelque chose à grignoter pendant la récrée, elle nous enveloppait ça dans un petit sac en papier et qu'elle ficelait en faisant une boucle pour pouvoir passer le doigt et ainsi le porter sans problème, et nous voilà parti pour l'école, une fois dans la classe après avoir passé l'inspection des mains pour voir si elles sont propres et que les ongles ne son pas en deuil, on commence à travailler le calcul mental et la lecture et quelques questions posées par-çi par-là ,et au coup de sifflet tout le monde debout les mains derrière le dos alignés sagement attendant la permission de sortir dans la cour, une fois libérés et autorisés à aller jouer, des petits groupes se forment suivant l'affinité des membres, moi je me trouve toujours avec presque les même petits de mon âge et après avoir mangé mon casse-croûte, je me suis mis à courir dans tous les sens en essayant de s'attraper mutuellement ou faire des course à pieds, et à un moment, je vois mon frangin qui s'amène vers moi en me tendant son casse-croûte me disant qu'il n'avait pas faim et que je pouvais le manger, comme mon casse-croûte n'etait pas epais, je saute sur l'occasion et en un rien de temps j'avale le deuxième casse-croùte si généreusement offert par mon ainé de frangin, et me voilà repartit à courir après les copains en essayant de les dépasser et de crier victoire, c'etait notre jeu favori.
A un moment, je sentait que quelqu'un m'attraper par mon bras et me fait faire demi-tour et je vois mon frère qui me demandait de lui rendre son casse-croûte, ça va pas?, tu sais que le l'ai déjà mangé, je ne veux pas le savoir, rends-moi mon casse-croûte et de me secouer à m'arracher le bras, le maître qui faisait les cent pas, voyant mon frère me secouer comme un prunier, vient voir de quoi il retournait, je lui explique le problème en me cachant derrière son dos, comment veux-tu qu'il te rende ton casse-croûte piusqu'il l'a déjà mangé, en voilà une façon de traiter son petit frère, vas au coin ppour tout le reste de la récréation.
Pendant tout le reste de la journée, je me faisait un sang d'encre en pensant aux représailles que mon frère me préparait sûrement, les cours terminés, tout le monde ramasse ses affaires et les rangent dans leurs cartables, moi faisant partie des tous petits, j'avais pas grand chose à trimballer, juste une ardoise et un morceau de craie cassé en mille morceaux, et nous voilà sur le chemin du retour et à chaque pas j'attendais les coups qui ne tarderons pas tomber, et bien non, le frangin marchait à côté de moi plongé dans ses pensées et juste avant d'arriver à la maison, il se retourne vers moi et me dit d'un air penaud
"tu ne diras rien à la mère?"